Le plafond de la prime carburant passe de 300 à 600 € par an et par salarié. L’annonce du gouvernement, le 21 mai 2026, change la donne pour toutes les PME qui cherchent à soutenir le pouvoir d’achat de leurs équipes sans alourdir la masse salariale. Combinée au forfait mobilités durables (FMD) et au remboursement obligatoire des transports, la mobilité devient un vrai levier RH. Encore faut-il savoir quoi activer, pour qui, et comment rester dans les clous URSSAF.
Pourquoi la mobilité remonte en tête des attentes salariés
Le prix à la pompe grimpait déjà. L’annonce du 21 mai a mis un coup de projecteur sur un sujet que beaucoup de PME traitaient encore au minimum légal.
Selon l’étude Mūcho × Toluna Harris Interactive (avril 2026, 301 dirigeants de PME interrogés), les aides à la mobilité arrivent en troisième position des avantages jugés essentiels par les salariés de PME. Juste derrière la mutuelle et les titres-restaurant. C’est concret : vos équipes veulent qu’on les aide à se déplacer, pas juste qu’on coche la case « 50 % du Navigo ».
Le problème ? Le seul dispositif obligatoire (le remboursement des abonnements de transport) ne couvre qu’une fraction des salariés. En Île-de-France, 42 % des actifs prennent les transports en commun pour aller travailler. En région, c’est 10 %. Tous les autres sont au volant ou à vélo. Et pour eux, jusqu’ici, rien.
Les 3 dispositifs mobilité : ce que vous pouvez (et devez) faire
1. Le remboursement des transports publics (obligatoire)
La loi impose de prendre en charge au minimum 50 % de l’abonnement de transport en commun de vos salariés (article L3261-2 du code du travail). Métro, bus, tramway, RER, TER, TGV : tout abonnement nominatif entre dans le dispositif.
Ce que beaucoup ignorent : vous pouvez aller jusqu’à 100 %. L’exonération de cotisations sociales couvre jusqu’à 75 %. Au-delà, le surplus est soumis à charges, mais ça reste un argument fort à l’embauche. Un pass Navigo, c’est environ 950 € par an. Si vous prenez en charge 75 %, votre salarié récupère plus de 700 € net.
2. Le forfait mobilités durables (FMD) : jusqu’à 600 €/an
Facultatif, exonéré de cotisations et d’impôt. Il couvre les mobilités « douces » : vélo, trottinette, covoiturage, autopartage, tickets de transport à l’unité, stationnement vélo sécurisé. Jusqu’à 600 € par an et par salarié, net de charges des deux côtés.
Pour un salarié qui pédale 20 minutes matin et soir, c’est 50 € par mois en plus dans la poche. Et côté employeur, c’est un geste RSE mesurable (la LOM du 24 décembre 2019 impose d’aborder les trajets domicile-travail en NAO).
3. La prime carburant : de 300 à 600 €/an (annonce du 21 mai 2026)
Pour les salariés qui n’ont pas d’alternative réaliste à la voiture : zones mal desservies, horaires décalés, sites excentrés. Elle couvre les frais d’essence (thermique) et les frais de recharge (électrique/hybride).
Le plafond actuel est de 300 € par an, le passage à 600 € est annoncé. Pour un salarié qui fait 40 km aller-retour chaque jour, 600 € par an c’est environ un mois et demi de plein en moins à payer. Pas anodin.
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Comment combiner les dispositifs (et les plafonds à connaître)
On ne cumule pas tout avec tout. Un salarié est soit abonné aux transports, soit au volant. Vous avez 2 duos possibles pour les cumuler.
Combo 1 : Transports publics + Forfait Mobilité Durable (FMD)
Jusqu’à 900 € exonérés par an (prise en charge transports max 75 %, FMD max 600 €). Le duo idéal pour les urbains qui alternent métro et vélo.
Combo 2 : Forfait Mobilité Durable (FMD) + Prime carburant
Plafond global de 600 € exonérés par an (dont 300 € max en prime carburant, bientôt 600 €). Le combo pour les zones rurales avec covoiturage ponctuel.
Transports publics + Prime carburant : pas cumulable. Logique : on ne rembourse pas un abonnement de métro à quelqu’un qui vient en voiture.
Deux profils, trois options
Anthony, 52 ans, Limoges. Vient en voiture.
Option A : Prime carburant seule (300 €, bientôt 600 €).
Option B : FMD seul (600 € s’il fait du covoiturage).
Option C : Les deux (jusqu’à 600 € exonérés).
Anna, 31 ans, Paris. Métro ou vélo selon la météo.
Option A : Remboursement transports (pris en charge jusqu’à 100 %, exonéré jusqu’à 75 %).
Option B : FMD seul (600 € pour ses trajets vélo).
Option C : Les deux (jusqu’à 900 € exonérés, l’équivalent d’une prime nette).
Le sujet que personne n’aime : la conformité URSSAF
Offrir des avantages mobilité, c’est bien. Avoir les justificatifs qui vont avec, c’est mieux. Sans eux, l’URSSAF requalifie tout en avantage en nature soumis à cotisations.
La règle : un justificatif nominatif par salarié, conservé 5 ans. Pour les abonnements mensuels, c’est un document à récupérer chaque mois. Vous avez déjà essayé de relancer 15 salariés pour leur attestation du mois dernier ?
Chez Mūcho, les justificatifs sont générés automatiquement à chaque transaction réalisée avec sa carte Mūcho et nous collectons les attestations sur l'honneur directement via l'onboarding de notre app. C'est géré !
La checklist mobilité
1. Cartographier les profils (transport, voiture, vélo, horaires, zones).
2. Choisir les combos adaptés en fonction des besoins de vos équipes : transports + FMD pour les urbains, FMD + prime carburant pour les zones mal desservies.
3. Fixer le niveau de prise en charge (50 % minimum, jusqu’à 75 % exonéré).
4. Sécuriser la conformité : attestations sur l’honneur, carte grise, archivage 5 ans.
5. Outiller la gestion : carte de paiement intelligente qui fonctionne partout, cagnotte par salarié, justificatifs centralisés. C’est exactement ce que propose Mūcho Mobilité.
Ce qu’il faut retenir
Avec le remboursement des transports publics obligatoire, la hausse de la prime carburant à 600 €, le FMD à 600 € et la possibilité de les combiner, vous pouvez offrir jusqu’à 900 € net par an à vos salariés. Sans charges. C’est du pouvoir d’achat pur, un signal RH fort, et un levier RSE concret. Le vrai défi, ce n’est pas le budget. C’est la mise en place.
Envie de faire le point sur votre politique mobilité ? On en parle ensemble.



