C'est l'un des points les plus débattus de la réforme du titre-restaurant, adoptée en première lecture par l'Assemblée nationale le 12 octobre 2026 : la sur-commission. Quand un commerçant encaisse un paiement par carte, il paie déjà une commission bancaire, comme pour n'importe quelle carte. Avec un titre-restaurant, la plupart des émetteurs prélèvent en plus leur propre commission. C'est elle, la sur-commission. Chaque émetteur en fixe librement le niveau, et au total, les frais du commerçant peuvent grimper jusqu'à 4 à 5 % du montant encaissé. Chez Mūcho, on a fait le choix de ne prendre aucune sur-commission, ni sur les titres-restaurant, ni sur les cadeaux, les vacances ou la culture. Pour vos salariés, ça veut dire plus de refus en caisse. Pour votre entreprise, un engagement RSE concret.
Sur-commission : de quoi parle-t-on exactement ?
Partons du paiement par carte bancaire classique. Pour chaque encaissement, le commerçant paie une commission à sa banque : c'est le prix du service, il le connaît, il l'a intégré dans ses marges.
Le titre-restaurant ajoute une couche. L'émetteur vend les titres aux entreprises, puis rembourse les commerçants qui les ont encaissés, en gardant une commission au passage. Cette commission vient s'ajouter à la commission carte. D'où son nom. Dans l'exposé des motifs de la proposition de loi sur le titre-restaurant, les députés relèvent que ces commissions sont parfois trois à quatre fois supérieures à celles d'un paiement par carte bancaire.
Pourquoi un tel écart ? Côté entreprise, la concurrence est rude : les émetteurs se battent pour décrocher les contrats, quitte à ne presque rien facturer à certaines entreprises. De nombreux émetteurs se rattrapent côté commerçant qui paient la note. Et un restaurateur ne choisit pas l'émetteur de ses clients, et s'il refuse une carte, il refuse aussi les clients qui vont avec. La note se reporte donc sur celui qui ne peut pas négocier.
L'Autorité de la concurrence l'a chiffré pour l'année 2022, dans l'avis rendu au gouvernement en octobre 2023. Chez les émetteurs historiques, la commission moyenne facturée aux entreprises plafonnait à 0,36 %. Les commerçants, eux, payaient entre 3,50 % et 4,55 % chez la plupart des émetteurs sur les titres dématérialisés, frais annexes compris. Le rapport de la commission des affaires sociales de l'Assemblée nationale reprend ce constat noir sur blanc.
Pour voir le système de l'intérieur, cette vidéo qui donne la parole à des commerçants et des restaurateurs l'explique très bien.
Toutes les politiques commerciales ne se valent pas pour autant. On distingue trois écoles : les sur-commissions élevées, les sur-commissions modérées, et zéro sur-commission. On les compare dans notre article sur les critères pour choisir un émetteur de titres-restaurant.
Une pratique au cœur de la réforme du titre-restaurant
Le sujet a pesé lourd dans les débats. Restaurateurs et commerçants réclamaient un plafond chiffré sur les commissions. Les députés ne l'ont pas inscrit dans la loi, mais le texte voté le 12 octobre ouvre une porte : le gouvernement pourra plafonner par décret l'ensemble des commissions et frais facturés aux commerçants. Il interdit aussi les remises de fin d'année accordées aux employeurs, largement financées par ces commissions, et oblige chaque émetteur à envoyer chaque année à chaque commerçant le récapitulatif de tout ce qu'il lui a facturé.
Tous les émetteurs ne sont pas sur la même ligne. Plusieurs se battent pour réformer ces pratiques et encadrer les sur-commissions. Ils sont regroupés au sein du CoReCT, le Collectif pour le Rééquilibrage des Commissions Titre-restaurant, un collectif que Mūcho soutient. Ses propositions ont nourri plusieurs amendements déposés à l'Assemblée nationale, à l'image de cet amendement visant à plafonner les commissions.
🚨 Point de vigilance : rien n'est définitif. Le texte doit encore passer devant le Sénat, qui peut le modifier, y compris sur les commissions. Et l'essentiel des mesures ne s'appliquerait qu'à partir du 1er janvier 2028.
Chez Mūcho, zéro sur-commission (et pas seulement sur le déjeuner)
Notre carte fonctionne sur le réseau Visa. Pour le commerçant, encaisser un titre-restaurant Mūcho revient exactement à encaisser un paiement par carte bancaire. Il paie la commission carte habituelle. Pas un centime de plus.
Ce choix vaut pour tous les avantages chargés sur la carte : cartes cadeaux, vacances, culture, et tout ce que vos salariés dépensent avec leur Cagnotte Flex. Le libraire indépendant, l'agence de voyages du centre-ville, le magasin de jouets du quartier en décembre : aucun ne paie de sur-commission quand votre salarié règle ses achats avec sa carte Mūcho.
Un choix fort qui permet de soutenir les commerçants d'un côté, et d'offrir un réseau d'acceptation plus large pour les salariés de l'autre.
Pour vos salariés : la fin des refus en caisse
Pour un restaurateur, les titres-restaurant pèsent en moyenne 15 à 20 % du chiffre d'affaires, selon le rapport parlementaire. Les refuser, c'est se couper d'une partie de sa clientèle. Quand un commerçant finit par afficher « titres-restaurant non acceptés » sur sa porte, ce n'est donc pas un caprice. C'est que la sur-commission lui coûte plus cher que les clients qu'il perd.
Et ça arrive de plus en plus. Le boulanger qui ne prend plus que certaines cartes, le traiteur qui a fini par dire stop, la brasserie qui ne les prends que le midi pour limiter la casse. Pour vos équipes, c'est toujours embêtant de devoir sortir sa carte personnelle quand on n'avait pas prévu de payer de sa poche. Ne pas pouvoir utiliser un avantage salarié qu'ils financent à 40% ou 50%, ce n'est pas acceptable.
Avec une carte sans sur-commission, le problème ne se pose plus. Pour le commerçant, c'est une carte bancaire comme une autre, il n'a aucune raison de la refuser. Votre salarié n'a plus besoin de demander « vous prenez les tickets resto ? » avant de commander.
Et ça compte. Beaucoup. Dans notre enquête de satisfaction menée en juillet 2026 auprès de plus de 500 salariés, 70 % des détenteurs de titres-restaurant citent l'acceptation universelle comme ce qu'ils apprécient le plus chez Mūcho. Un avantage refusé en caisse agace au lieu de faire plaisir. Et c'est votre entreprise qui en porte l'image, pas l'émetteur.
💡 Bon à savoir : zéro sur-commission ne veut pas dire zéro règle. Le titre-restaurant Mūcho passe partout où il doit passer, conformément à la réglementation : restaurants et commerces alimentaires, dans la limite de 25 € par jour. Votre salarié ne pourra pas s'en servir chez le garagiste, et c'est normal.
Une carte titre-restaurant que vos commerçants n'ont aucune raison de refuser, et qui accueille aussi vos cadeaux, vacances et culture. Découvrez les titres-restaurant Mūcho →
Pour votre entreprise : un engagement RSE qui se chiffre
Choisir son émetteur, c'est aussi choisir qui paie le service dans votre écosystème. Avec un émetteur à forte sur-commission, une partie de la facture atterrit chez les commerces où déjeunent vos équipes. Sans sur-commission, elle n'y atterrit pas. C'est aussi simple que ça.
Faisons le calcul pour une PME de 30 salariés. Un titre de 10 € par jour, 210 jours travaillés : 63 000 € de titres dépensés chaque année. Avec 4 % de commissions et frais côté commerçants, 2 520 € sortent des caisses des commerces de votre quartier. Chaque année. Avec une carte sans sur-commission, le commerçant ne paie que la commission carte qu'il paierait pour n'importe quel paiement.
Nos clients y sont sensibles. Parmi les entreprises qui ont basculé leurs titres-restaurant chez Mūcho, une sur cinq cite cet engagement parmi les raisons de son choix. Ne pas faire payer au restaurateur du coin l'avantage de ses salariés, ça parle aux dirigeants. Et ça tient la route dans un rapport RSE : c'est un choix d'achat responsable, vérifiable et chiffrable. On détaille la façon de l'intégrer à votre démarche dans notre article sur les leviers RSE de vos avantages salariés.
Un engagement à faire savoir à vos salariés
On ne va pas se mentir : vos salariés ne connaissent pas le modèle économique de leur carte. Ils voient juste qu'elle passe. Dommage, parce que ce choix, c'est le vôtre. On vous recommande de le valoriser, sans en faire des tonnes.
• Dites-le dès la remise des cartes. Une phrase dans le mail d'accueil suffit : « On a choisi une carte qui ne prélève aucune sur-commission sur les commerçants. »
• Vos équipes se plaignaient de refus avec votre ancien prestataire ? Rappelez-leur pourquoi ça ne leur arrive plus.
• Dans votre rapport RSE ou votre bilan social, chiffrez-le à partir de vos propres volumes de titres.
Côté application, Mūcho affiche déjà à chaque salarié la valeur de ses avantages et la part que vous financez. L'engagement sans sur-commission complète le message. Un avantage, c'est bien. Un avantage dont on comprend la valeur, c'est Mūcho mieux.
FAQ : les titres-restaurant sans sur-commission
Qu'est-ce qu'une sur-commission sur les titres-restaurant ?
C'est la commission qu'un émetteur prélève au commerçant sur chaque paiement en titre-restaurant, en plus de la commission carte que le commerçant paie déjà sur tout paiement par carte bancaire. Chaque émetteur en fixe librement le niveau. Pour 2022, l'Autorité de la concurrence relevait des commissions et frais compris au total entre 3,50 % et 4,55 % chez la plupart des émetteurs, sur les titres dématérialisés.
La réforme du titre-restaurant plafonne-t-elle les sur-commissions ?
Pas directement. Le texte adopté par l'Assemblée nationale le 12 octobre 2026 ne fixe pas de plafond chiffré, mais il permet au gouvernement d'en instaurer un par décret. Il interdit aussi les remises de fin d'année aux employeurs et impose plus de transparence sur les frais. Le Sénat doit encore se prononcer.
Un commerçant a-t-il le droit de refuser les titres-restaurant ?
Oui. Accepter les titres-restaurant est un choix du commerçant, et il peut accepter les cartes de certains émetteurs mais pas celles des autres. C'est précisément ce qui se passe quand les sur-commissions deviennent trop lourdes.
Une carte sans sur-commission coûte-t-elle plus cher à l'entreprise ?
Pas forcément. Chez Mūcho, le modèle repose sur l'interchange bancaire et sur des frais de service transparents facturés aux entreprises. Quel que soit le prestataire, demandez un devis tout compris pour comparer sur des bases réelles.
Les avantages Mūcho hors titres-restaurant sont-ils aussi sans sur-commission ?
Oui. Cartes cadeaux, vacances, culture : tous les avantages réglés avec la carte Mūcho passent par le réseau Visa, sans sur-commission pour le commerçant.
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